Le 11 juillet 2012

Reçu de la part des édiutions José Corti.

L'Association des amis de Benjamin Péret apporte tout son soutien à l'appel pour le retrait du projet Colosimo.

 

Appel pour le retrait du projet Colosimo

"je vous envoie la lettre du "collectif d'écrivains" qui demande des " Assises du  livre " au Ministre de la Culture, suite à la réforme projetée par M Colosimo, président du CNL , et qui vise , pour résumer, à faire disparaître "la commission poésie" entre autres et toutes formes d'aides à la Littérature et aux Écrivains en général .
Je vous joins aussi la décision de la "commission actuelle de poésie" qui après avoir étudié les textes de la réforme imposés par le CNL, a décidé de rejoindre les nombreux signataires (Poètes, Romanciers, Écrivains de théâtre, Essayistes... ) du Collectif pour un  "Appel pour des assises du Livre dès la rentrée de septembre".
Faites circuler ces documents!
Mobilisez autour de vous!
Lecteurs, Écrivains ...Toute personne qui refuse cette mort programmée de la littérature vivante et contemporaine!

Amitiés
Jean-Louis Giovannoni"

 

Madame la Ministre,

« Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve », écrivait donc Hölderlin. L’inquiétude que soulèvent dans la communauté des écrivains les réelles menaces pesant sur les commissions du Centre National du Livre ne nous laisse pas indifférents. (La presse s’est fait un large écho de la pétition unanime lancée par sitaudis.com, s’agissant de la Commission Poésie.) La récente manière de réformer l’instance a choqué : nulle concertation, nul débat de fond, n’ont eu lieu, qu’a remplacés un simple vote en Conseil d’administration, daté du 12 mars 2012. Présentée au motif d’une « remise à plat » comptable, la réforme générale ainsi engagée a omis de se poser la question de ses possibles effets notamment dans un champ à l’économie spécifique et peu coûteuse tel que celui de la poésie. S’efforçant d’interroger le cœur même du langage et d’agencer les données du monde, la poésie a souvent joué un rôle essentiel dans l’aventure de la modernité, et non seulement dans l’histoire de l’art. La réforme générale du CNL n’implique pas seulement la confusion des commissions Théâtre, Roman et Poésie, mais encore la fin même des commissions dites thématiques, la dilution et la concurrence des décisions prises par un « cabinet fantôme » d’experts contractuels chargés de dire la valeur des dossiers et de la prescrire au  nombre affaibli des représentants de chaque discipline dispersée ; d’un mot, la réforme en question laisse entrevoir le pire concernant l’avenir des aides vitales accordées notamment à ce laboratoire de la littérature de demain que constitue le plus souvent l’édition de la poésie d’aujourd’hui. Il ne s’agit naturellement pas de défendre un domaine parmi d’autres, serait-il plus exposé ; tous les domaines de l’écriture sont en vérité menacés par l’esprit et la lettre d’une réforme imposée et non proposée, à laquelle les éditeurs, les libraires, les auteurs, et les lecteurs finalement perdraient beaucoup. Ce que subit la poésie est simplement ici à l’avant-garde des épreuves que risquent de subir les écrits dans leur ensemble. Les réformes seront bienvenues si elles permettent une meilleure adaptation du Centre National du Livre (anciennement Centre National des Lettres) aux enjeux du champ des écrits maintenant.

Dès l’origine, le CNL a prouvé son importance. Lieu de dialogue démocratique pour l’ensemble des professionnels, comme vous le savez, il s’est illustré par son fonctionnement exemplaire, opérant une juste répartition des aides publiques dans toutes les aires de l’écrit, de la création à la diffusion. Vous-même, Madame la Ministre, évoquiez récemment la nécessité de « réfléchir à la réforme du rôle et des attributions du CNL ». Ne pensez-vous pas que, sans avaliser une réforme trop rapidement décidée, les missions du Centre, organisme précieux entre tous, mériteraient d’être pensées à neuf dans le partage et l’échange des acteurs du champ des écrits ?

Il y a bien matière à discussion, car la réforme dans sa forme actuelle éloigne les professionnels de la gouvernance du Centre, et nuit à son rôle de plateforme de l’interprofession ; c'est ainsi qu’il a été conçu historiquement, au même titre que le CNC, du reste. La réforme entraîne de façon subreptice un radical changement de nature de l'institution, qui ne peut pas avoir lieu sans de réelles discussions avec les professionnels de la chaîne du livre. Plus généralement, ces derniers éprouvent le besoin de faire le bilan de plus de deux années de fonctionnement autonome du CNL. Quelle est la ligne stratégique de l’établissement? Elle n'apparaît plus clairement, et les éventuels bénéfices de son autonomie ne sont pas très sensibles, à dire le moins. D'autres questions que celle des Commissions se posent d’ailleurs et certaines touchent les collectivités territoriales. Quelle relation le CNL entretient-il avec les territoires, avec les DRAC et les Régions ? En quoi le Centre participe-t-il à la décentralisation ? Convaincus que l’action publique décide de l’avenir du livre et de la littérature dans la vie des citoyens, nous vous prions de remettre le CNL au cœur des débats qui nous traversent, au cœur de nos inquiétudes et de nos espoirs. Nous formons le vœu que la réforme ne soit pas élaborée avant une réflexion générale souhaitée et profondément souhaitable. Cette réflexion pourrait prendre la forme que vous jugerez efficace et qui ressemblerait en somme à des Assises nationales du livre et de l’écrit. Votre programme fait du reste mention d’un tel projet, nous en avons conscience.

Voilà pourquoi, Madame la Ministre, nous vous redisons toute notre confiance et vous demandons de bien vouloir considérer la situation critique où écrivains, éditeurs et libraires se trouvent désormais ici et maintenant.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre très haute considération,

Florence Delay, Maylis de Kerangal, Jacqueline Risset, Jean Bollack, Frédéric Boyer, Patrick Chamoiseau, Jacques Darras, Michel Deguy, Patrick Deville, Jean Echenoz, Guy Goffette, Yves Mabin Chennevière, Jean-Luc Nancy, Bernard Noël, Yves Pagès, Jacques Roubaud, Alain Veinstein, André Velter...

 

Voir les signataires sur le site sitaudis...

 

 


2012

Le 24 février 2012 de Dominique Rabourdin:

Dans le (superbe) catalogue de la vente binoche et Giquello du 9 décembre, Indiens d’Amérique du Nord, indiens d’Amazonie et Tissus et objets précolombiens, une poupée Kachina est cataloguée – et reproduite - sous le numéro 122 :
« Cette poupée représente l’hémis, esprit important lié à l’eau et à la pluie. Il porte toujours une collerette d’aiguilles de pin et une tablera, panneau à créneaux, allégorie des montagnes et du ciel. Benjamin Péret voyait dans la tableta de l’hémis le mystère de la culture hopi et sa résilience face aux influences de la civilisation moderne. »
Félicitations à l’expert, Jacques Blazy.

 

 


2011

 
 
 
 

Le 19 octobre de Jean-Michel Goutier:

 
 
 

Merci pour les nouvelles de l'association. Dans le cadre de
l'exposition: “Le surréalisme à Paris” à la Fondation Beyeler à Bâle que
vous signalez, dans la dernière lettre d'information, je vous informe à mon
tour que je donnerai une conférence le mercredi 26 octobre à 18 h 30 à la
Fondation sous le titre: "André Breton, une collection manifeste.”

Mes amitiés.

Jean-Michel

 
 

 

 

 

Le 19 octobre de Richard Walter:

 
 

Bonjour

Infosurr continue d'exister malgré son retard persistant.

Ce message juste pour vous informer que deux numéros vous seront envoyés ensemble la semaine prochaine, avec des hommages et des regards sur Corneille, Lacomblez, Lamba, Benoît, Péret, Gracq, etc.
D'autres numéros seront publiés rapidement avant la fin de l'année. Et nous espérons publier le numéro 100 en début dannée prochaine.

Il faut aussi savoir que les conditions d'envoi sont devenus plus compliquées et les tarifs postaux ont augmenté, en particulier pour l'étranger.

Nous avons donc besoin de votre soutien. En vous réabonnant et en faisant abonner autour de vous. En vous envoyant aussi des informations.

Sinon nous avons remis en chantier le site internet d'Infosurr pour qu'il devienne aussi un lieu de diffusion d'informations autour du surréalisme. Nous en profiterons pour relancer notre système de diffusion de plaquettes et d'éditions difficilement accessibles.

Enfin, les éditions du Grand Tamanoir, que nous soutenons, vont publier en fin d'année un essai de Her de Vries, Ciels changeants, Marseille - New York - Buenos Aires, Les premières éditions de Fata Morgana d’André Breton
Nous ne manquerons pas de vous tenir informé

En vous remerciant encore de votre soutien,
Bien amicalement,
Richard

--
Richard Walter

INFOSURR

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http://www.infosurr.net

 
 

 

 
 

 
 

Le 17 octobre 2011 de Dominique Rabourdin:

 
 

Cité par François Leperlier dans Claude Cahun, l'Exotisme intérieur, cette dédicace  sur un exemplaire sur papier Géranium de Je ne mange pas de ce pain-là qu'elle mentionne - sans doute incomplètement -dans une lettre collective aux surréalistes du 23 novembre 1954 :
"deux cris dans la nuit et une lanterne s'en va à petits pas"...

 
 

 

 
 

 

 
 

 
 

Le 15 octobre 2011 de Virginie Pouzet-Duzer:

 
 

Je me rends compte que je n'ai jamais eu cette lettre éléctronique trouvée aujourd'hui dans les couloirs du net - et pourtant je pensais m'y être inscrite...

Pour l'exposition de 47 et la contribution de Péret, ce fut une grande part de mon propos ici :
http://www.presses-univ-pau.fr/cart/Details/97/1/figures-de-lart/lrsquooeuvre-en-scene-ou-ce-que-lrsquoart-doit-a-la-scenographie.html

Et puis aussi pendant cette conférence qui m'a permis de rencontrer une des stagiaires de l'atelier Breton et de lui évoquer ma trouvaille :
http://www.ecritures-modernite.eu/wp-content/uploads/2011/05/Silence-dor-programme-def.pdf

Les boucles se bouclent donc - et s'est bien amusant puisqu'au bout du compte Péret s'y retrouve !

Mais pour moi un flou demeure : les objets votifs inventés par Péret furent-ils ou non exposés ? Le catalogue laisse entendre que les suggestions de Péret parvinrent trop tard... Bref, ce serait bien de retrouver des témoignages de ceux qui  furent dans les parages de cette exposition.

Vous souhaitant un bel octobre

Virginie Pouzet-Duzer

 
 

 

 

 

Le 14 octobre de Helena Badell:

 
 

Nous nous sommes mis en contact il y a un peu plus de deux ans au sujet de Benjamin Péret et les troubadours. L'article que j'étais en train d'écrire (avec Maiol Gispert) est enfin publié et il est disponible sur internet. Je vous envoie le lien. Pour le lire, il faut cliquer sur "texto completo (pdf)":

http://dialnet.unirioja.es/servlet/articulo?codigo=3646506

Je vous remercie beaucoup!
Bien à vous,

Helena Badell