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Péret dans les années vingt

1899

Le 4 juillet naissance de Victor, Maurice, Paul, Benjamin Péret à Rezé près de Nantes. Ascendance maternelle bretonne et vendéenne. Père, d’origine méridoniale, fonctionnaire. Après la séparation de ses parents, en 1901, il sera élevé par sa mère.

1905-1912

Enfant turbulent, il préfère l’école buissonnière à la « lourde sujétion de l’école ».

1912-1913

Préparation aux Arts et métiers (École Livet). Ne manifeste aucune volonté pour l’étude. Démissionne le 31 juillet 1913. Bref passage dans une école de dessin industriel.

1914-1918

Contraint par sa mère à s’engager, il est affecté à un régiment de cuirassiers. Au cours d’un mouvement de son unité, en gare de Compiègne entre deux trains, découverte sur un banc d’un exemplaire abandonné de la revue Sic contenant des poésies d’Apollinaire. Envoyé à Salonique: crise de dysenterie, rapatrié puis affecté en Lorraine jusqu’à la fin de la guerre.

1918

Novembre : publie son premier poème, « Crépuscule », dans La Tramontane, revue de l’Association des Jeunes.

1920

En janvier, arrivée de Tzara à Paris. Premier Vendredi de Littérature. Péret démobilisé fait la connaissance de Breton, Aragon, Eluard et Soupault.

1921

Le passager du transatlantique, Au Sans Pareil.

Péret participe aux manifestations Dada. Le 13 mai 1921, procès Barrès, organisé par Breton. Premières divergences entre Breton et Tzara qui annoncent une prochaine rupture. L’apparition de Benjamin Péret qui tient le rôle du soldat inconnu, en capote maculée de boue, témoin à charge, évoluant sur la scène au pas de l’oie provoque un véritable scandale.


14 avril : Visite à Saint-Julien le Pauvre, dernière manifestation Dada.

1922

Après l’échec du Congrès de Paris, rupture avec Dada : « Dada n’était pas un commencement mais une fin » (Péret). Participation aux expériences de sommeil hypnotique avec Breton, Crevel et Desnos.

octobre: "A travers mes yeux" , Littérature n°5 (nouvelle série).

1923

 Au 125 du boulevard Saint-Germain. Avec une pointe sèche de Max Ernst et trois dessins de l’auteur. Paris, collection « Littérature ». (achevé d’imprimer le 25 août 1923).

1924

1er Décembre : publication du premier numéro de La Révolution surréaliste (directeurs : Pierre Naville et Benjamin Péret).
Immortelle maladie. Frontispice de Man Ray. Paris, collection « Littérature ».

1925

12 juin : exposition de Joan Miró à Paris, galerie Pierre, préfacée par Péret. Les surréalistes lisent le Lénine de Trotski. Rapprochement avec les intellectuels communistes de la revue Clarté.

La même année paraissent:  Il était une boulangère, Éditions du Sagittaire et 125 proverbes mis au goût du jour, en collaboration avec Paul Eluard, La Révolution surréaliste.

 

1926

De septembre 1925 à décembre 1926 collaboration à L’Humanité. Péret signe la rubrique de la critique cinématographique et des articles antimilitaristes et anticléricaux.

1927

Publication en mai 1927 de la brochure Au grand jour exprimant l’adhésion des surréalistes au Parti communiste.

Dormir, dormir dans les pierres. Avec des dessins de Tanguy, Paris, Éditions surréalistes. (achevé d’imprimer 31 janvier 1927).

1928

Péret épouse à Paris, le 12 avril, la cantatrice brésilienne Elsie Houston .

Il rencontre son beau-frère Mario Pedrosa, militant communiste oppositionnel, et adhère aux thèses de l’Opposition de gauche dirigée par Trotski.


Benjamin et Eslie mariage



Le Grand jeu
. Éditions Gallimard. (avril 1928).



Voir aussi Chronologie du Surréalisme